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Logbook Netwave V2.0 : Télétravail pour ou contre ?

Posted by Netwave on 25/11/20 09:54

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Bien sûr, je m’étais dit en mai que j’en avais fini avec ce Logbook COVID. Et bien non. Nous voilà confinés à nouveau depuis 3 semaines et le besoin de partager avec vous quelques réflexions se fait jour à nouveau. Donc... Logbook Netwave V2.0.

Ces réflexions ne sont pas toutes positives, loin s’en faut. Mais commençons par celles qui éclairent l’horizon. 

Depuis la fin de l’été, les “affaires ont repris” comme on dit. La croissance est à nouveau là pour Netwave. Elle s’accélère même fortement. Et, pour une entreprise comme la nôtre, la croissance, ce n’est pas simplement la promesse d’un avenir meilleur, c’est la promesse d’un avenir tout court. 

Alors ne boudons pas notre plaisir mais soyons conscients que beaucoup de jeunes entreprises IT ne verront pas le prochain exercice. Si les chiffres de levées de fonds sont mirobolants, c’est aussi parce qu’ils sont dopés par les énormes Séries B, C, ...etc qu’ont réussi quelques superbes entreprises françaises. Et si les levées sont aisément quantifiables, les disparitions sans bruit le sont moins.

Quelques réflexions sur le télétravail. Nous en tirons un bilan qui est toujours plutôt positif pour nous qui l’avons anticipé à deux reprises. 

5 recrutements à distance cette année, 4 on boarding en cours, le dernier débutant dans quelques jours. Et sur ce terrain, les choses ont été très satisfaisantes.

La productivité ? Plutôt en augmentation. Rien à redire, au contraire. La raison de cette augmentation de la productivité ? Difficile à dire et peut être un risque qui se loge là.  Sommes-nous plus détendus et plus efficients car nous ne subissons plus les heures éprouvantes de transport en commun ou d’embouteillages quotidiens ? Ce serait certainement un effet heureux. Mais peut-être travaillons nous plus car il est plus difficile de faire la césure entre le travail et la vie avant-après le travail... A surveiller.  

La culture d’entreprise ? J’ai le sentiment que nous l’avons renforcée dans cette adversité et que nous avons su augmenter notre agilité à travers un ensemble de petites choses et de rendez-vous rituels qui, au final, “horizontalisent” notre management et rendent l’entreprise plus agile que ce qu’elle n’était. Cette capacité à décentraliser le management est rendue indispensable par la distance. Quand la capacité de validation ou de feedback est plus lointaine, l’habilitation de chacun à prendre des décisions conformes à la stratégie de l’entreprise devient fondamentale. Et cela ne se décrète pas. Cela se construit. Habituer les équipes au fait que l’amélioration continue ne peut venir que majoritairement d’elles...que les bonnes idées naissent le plus souvent au plus près des problématiques et ne tombent pas d’en haut...asseoir la légitimité de chacun à contribuer au “Mieux, plus vite”... organiser cette appropriation par chacun de l’entreprise... la cultiver est un challenge que nous avons relevé et qui s’avère payant. Un effet induit du télétravail, peut-être, mais un accélérateur d’agilité indubitable. 

Et puis une exigence qui se remarque immédiatement et sans laquelle le télétravail ne peut réussir : l’approfondissement des process Qualité. Quand la bonne compréhension et la réassurance immédiate ne sont plus possibles en passant la tête par la porte du bureau de son voisin ou en lui faisant un signe dans l’open space, tout doit être documenté. L’oral à distance n’est pas l’exercice le plus facile car la disponibilité de l’interlocuteur à l’instant T ne se valide pas d’un coup d'œil. L’écrit doit régner en maître et la moindre réunion, le moindre appel téléphonique, le moindre accord sur un sujet doit laisser une trace facilement consultable par qui en a besoin. Ce n’est pas obligatoirement facile dans tous les compartiments de la vie l’entreprise mais c’est absolument indispensable. La Qualité est une condition incontournable de la réussite du télétravail: ce qui n’est pas écrit n’existe pas.

Le vivre ensemble, le construire ensemble ? Ahhh... Certainement le point noir de l’histoire. Malgré nos Café Flash quotidiens qui maintiennent le lien, le plaisir de partager un café, un verre avec l’équipe, avec les clients, avec les partenaires manquent un peu à l’appel. Ces moments qui permettent de faire bloc. De faire ensemble. Il y a là un vrai risque de ne plus constituer que des atomes séparés et non un ensemble soudé ? Et nous savons tous qu’en matière humaine le tout pèse plus lourd que la simple somme des individus.  Il faudra y veiller même si pour nous le télétravail majoritaire ne verra pas de retour en arrière. 

Cette convivialité perdue, c’est finalement la grande perte de cette année 2020. Elle revêt sous des formes différentes une importance cruciale. Ces moments de plaisirs simples et de rires partagés sont certainement ceux qui nous manquent le plus. Ils étaient le sel des relations professionnelles et sans sel, la saveur ressort nettement moins. 

Voire, on se lasse de la fadeur. Vivement le moment de se retrouver - de vous retrouver-  enfin autour d’un café-croissant, d’un verre de vin, d’un repas, juste pour le plaisir de ...partager. 

Au-delà des débats souvent stériles qui agitent l’actualité (libraires, commerces non essentiels, grandes enseignes contre petits indépendants, e-commerce contre commerce physique, Black Friday pour ou contre, Amazon ennemi à abattre ou formidable réussite d’une vision et d’une stratégie...etc) qui camouflent d’ailleurs souvent l’essentiel - avons-nous eu tort ou raison de sacrifier nos économies, nos vies, à la santé des plus anciens d’entre nous ?- j’aimerais en conclusion tirer mon chapeau et donner un coup de griffe.

Un coup de griffe pour tous ceux qui t’interrogent, te font travailler, retravailler, veulent des hypothèses budgétaires pour le lendemain et… ne te donnent pas de nouvelles pendant 3 mois malgré 5 coups de fil, 3 SMS et 6 emails. 

Cela est-il si difficile de dire: nous avons repoussé la décision de 3 mois, recontactons-nous en début d’année prochaine ? Nous avons choisi un autre prestataire, en voilà les raisons ? Finalement nous nous sommes trompés sur le degré de priorité que nous entendions donner à ce sujet ? Nous sommes sous l'eau, je reviens vers vous la semaine prochaine ?

Je vous imagine, vous qui êtes aux abonnés absents, dans la situation où, tout à coup, vos managers ne vous donnaient plus de retour sur votre travail. Plus de perspectives sur le devenir de vos relations professionnelles. Plus de feedback sur la satisfaction que vous donnez dans l’accomplissement de votre mission. Plus de nouvelles sur les Go / No Go de vos projets. 

Est-ce si difficile de se comporter normalement ? C’est à dire de reconnaître le droit à l’information que ton engagement te donne ? D’éviter la goujaterie ?

Visiblement oui. Question d’éducation ? De cultures d’entreprises ? Mystère.  

Mais je veux finir sur une note positive ! Alors,  je veux tirer mon chapeau à ceux qui ont su formidablement et très rapidement s’adapter à cette donne exceptionnelle que nous a servi l’année 2020. Deux exemples seulement. 

LEBG, historique organisateur de rencontres physiques, qui a muté en Digital Event Maker dès le 2° trimestre et a même su donner dans l’hybride avec son évènement d’Amsterdam, déplaçant et réunissant en physique plusieurs centaines de personnes aux Pays Bas et leur associant plusieurs centaines de personnes via les connexions digitales. Bravo à vous et à votre formidable capacité d’adaptation.

Actito ensuite, qui, faisant face au manque de ce comburant essentiel des entreprises comme les nôtres que sont les salons professionnels, les a organisé elle-même. Tout simplement. En 100% Digital. J’en ai personnellement fait l’expérience à travers leur récent Actito Partners Day et j’avoue que j’ai été bluffé. Bluffé par l’intelligence de l’outil qu’ils ont utilisé et qui permet de reconstituer sur le net ce qu’est un salon, avec une réception, des stands, une scène centrale, des tables rondes, des espaces de networking. Tout, quoi. Et bluffé par le formidable enthousiasme de leur équipe. Benoît, Kenya, Marc, vous avez énormément de chance (et le talent de l’avoir réunie) d’avoir une équipe aussi enthousiaste, intelligente, agile, soucieuse du moindre détail (sauf les coupures au montage Jonathan ;)…). Une équipe qui a su malgré ce véritable marathon entrecoupé des sprints dûs à l'aléa garder une invraisemblable gentillesse. Je ne peux malheureusement pas tous vous citer mais j’envoie un immense salut amical et respectueux à Jonathan Wuurman et Marina Coenraets qui vous ont formidablement représenté.

Voila. Quelques nouvelles sur Netwave… un avis sur un ou deux sujets... un coup de griffe et deux coups de chapeau…

Ahhh... çà fait du bien de partager cela avec vous !

Prenez soin de vous. A très bientôt. 

Jean-Luc Bernard
CEO Netwave

 

Topics: Jean-Luc Bernard, netwave, E-commerce, covid-19

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